Plouvorn. Féru de vélo, Fanch vit cette passion à moto (Ouest France)

publié le 25 mars 2018 à 23:43 par Thibault Troadec   [ mis à jour le·25 mars 2018 à 23:48 par Avant-Garde Plouvorn ]
François Larvor parcourt la France à moto ou en voiture au service des coureurs. Il sera présent samedi sur les 150 km du grand prix Gilbert-Bousquet au départ de Landivisiau.

Rencontre

Fanch, 66 ans, a voué sa vie au sport. Tout jeune, il a suivi dans sa commune natale de Plougourvest, les exploits cyclistes de son voisin François Le Vot.
C’est pourtant sur un terrain de football qu’il va exploiter au mieux ses qualités de sportif. Après avoir quitté Plougourvest, il joue successivement à Cléder et à Plouvorn. « Dans ma carrière, j’ai signé 42 licences et j’ai joué près de 400 matchs en ligue », souligne-t-il.

À l’Avant-Garde, il s’est fait beaucoup d’amis, dont l’emblématique entraîneur Loul Guéguen. En coupe de France, la spécialité de l’Avant-Garde, les dirigeants du club n’hésitaient pas à lui confier le rôle d’espion pour préparer au mieux ces rencontres.

Fanch Larvor en connaît tout un rayon sur le football et le monde du vélo. | Ouest-France

En fin de carrière, sans délaisser les terrains de football, Fanch accomplissait quelques belles virées avec le club local de vélo. Cette seconde passion sportive lui permettra de participer à la Mi-Aout, course chère au regretté Louis Bihannic. « J’en ai fait 27, soit au montage de la ligne d’arrivée, soit comme chauffeur de voiture », raconte Fanch, sourire aux lèvres.

Sur la moto au plus près de la course

De bouche-à-oreille, le sportif se fait une réputation et finit par devenir ardoisier : à l’arrière des motos, il renseigne les coureurs échappés sur leur avance.

Avec l’arrivée des oreillettes, on aurait pu croire que cette activité allait disparaître, mais, il n’en est rien. « Les coureurs ont constamment besoin d’information et les liaisons par les oreillettes ne passent pas toujours », sourit Fanch.

Pour assurer cette fonction d’ardoisier, il collabore depuis quelque temps avec la société Vita de Marseille, avec laquelle il parcoure la France. Il officie également, selon les besoins, sur les motos-dépanages, ou comme chauffeur.Dernièrement, il était présent sur les courses Sud Ardèche et Drôme classique. « Cette activité me permet d’être au plus près des coureurs, se réjouit Fanch. J’étais derrière David Gaudu quand il a remporté sa première course professionnelle lors du tour de l’Ain. »

Samedi, il sera près de chez lui, à Landivisiau, sur le grand prix Gilbert-Bousquet et il espère de tout cœur la victoire de Maxime Cam « qui mériterait de repasser pro ».
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