GSI Pontivy (CFA) - AG Plouvorn (DSE) (6-1) Plouvorn va devoir digérer très vite

publié le 14 déc. 2009 à 01:06 par Avant-Garde Plouvorn
GSI Pontivy (CFA) - AG Plouvorn (DSE) (6-1) Plouvorn va devoir digérer très vite.
79e minute: alors que Plouvorn vient de réduire le score, Christophe Salaun a l'occasion d'égaliser sur cette frappe qui sera finalement bien détournée par le gardien pontivyen, Kodjovi Obilalé. Les Finistériens viennent de laisser passer leur chance. Photo Jean-René

Forcément déçu d'avoir été sorti sévèrement (6-1) aux portes des 32esde finale de la Coupe de France, Plouvorn va devoir rebondir rapidement en championnat en s'appuyant sur les qualités démontrées samedi soir à Pontivy.

Il n'y aura donc pas de Plouvorn - Marseille, ni de Plouvorn - Lyon ou de Plouvorn - Bordeaux, le week-end des 9 et 10janvier en 32e de finale de la Coupe de France. Pour la troisième fois de leur histoire, les joueurs de l'Avant Garde ont échoué à une marche de l'entrée en lice des clubs de Ligue 1. Forcément décevant quand on est amateur. Et forcément frustrant quand on a le sentiment que le dernier obstacle n'était pas insurmontable, malgré les trois divisions d'écart qui séparaient les Pontivyens des Plouvornéens.

Les têtes de Bellec

Ah, avec des si... Ah, si Salaun avait égalisé à dix minutes de la fin... Le scénario aurait alors pris une autre tournure. Et qui sait si les jaunes, pour une fois en vert, ne seraient pas sortis du Faubourg de Verdun en héros... Ah, si Bellec avait réduit le score à l'entame de la seconde période... Sur deux têtes, dont une alors qu'il était seul à 10m du but, l'avant-centre plouvornéen a eu les occasions pour faire douter Pontivy bien plus tôt dans le match. Ces opportunités manquées, il a fallu redoubler d'efforts pour tenter de reprendre espoir. Une débauche d'énergie fatale en fin de match. «On a eu un coup de fatigue», admettait le capitaine, Régis Cueff, pendant que son président, Daniel Bozec, ajoutait: «On s'est un peu écroulé physiquement.»

Début de match fatal

Et puis, avec des si, Plouvorn aurait réécrit ce début de match catastrophe, finalement à l'origine de ses déboires. Car quand on encaisse deux buts dans la première demi-heure face à un adversaire plus fort sur le papier, difficile ensuite de croire au miracle. Le grand mérite de Plouvorn aura été de ne pas perdre le fil de son match. Après avoir déjà démontré, durant un bon quart d'heure en première période, qu'ils étaient capables de très bien jouer au ballon, les hommes de Laurent Kerleroux ont pris le jeu à leur compte au cours du deuxième acte. «Ils nous ont sûrement laissé jouer un peu», nuançait Régis Cueff. Oui, peut-être. Mais tout de même...

Et dimanche, c'est Plab'...

Au final, le 6-1 a fait très mal dans les têtes plouvornéennes. Même si les trois derniers buts ne veulent pas dire grand-chose. Et pourtant, il va vite falloir oublier. «Il ne faut pas qu'on gamberge», insistait l'entraîneur de l'AGP. «Ce soir (samedi), les joueurs ne sont pas réceptifs. Mais dès lundi (aujourd'hui), ils vont devoir se remobiliser.» Pour ne pas plomber leur très bon début de saison. Et ne pas hypothéquer la remontée en DH qui est dans le viseur du club léonard. Car dès dimanche, c'est la réserve de Plabennec, en tête du groupe A de DSE avec un point d'avance sur Plouvorn (et un match de plus), qui foulera la pelouse du stade Guy-de Reals. La déception née du match de samedi sera forcément dans les esprits. Et peut-être un peu plus encore après le tirage au sort de ce midi. «Si c'est Pontivy - OM en 32e, conclut Christophe Salaun, c'est sûr qu'on aura un peu les boules.»

  • Ronan Tanguy
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