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Coupe de France (5e tour). Morlaix et Plouvorn : par ici la sortie !

publié le 19 oct. 2011 à 10:51 par Avant-Garde Plouvorn   [ mis à jour : 19 oct. 2011 à 10:51 ]

Ce qui était à craindre s'est reproduit ce week-end. Comme la saison passée, le «secteur morlaisien» n'aura plus de représentant au 6etour de la Coupe de France!

Il faut remonter très loin dans le siècle dernier pour trouver pareille mésaventure. L'élimination des Morlaisiens à la Montagne était prévisible, mais celle de l'Avant-Garde de Plouvorn par une équipe inférieure de deux divisions est un événement inédit depuis bien plus de 20 ans.
US Montagne - SC Morlaix (3-0). Morlaix s'est tiré une balle dans le pied! Après avoir tenu plus d'une heure, le SC Morlaix a cédé sur un fait de jeu et quitte donc la coupe. Jean-Marc Carnot fait part de ses trois principaux regrets que lui laisse cette élimination. «Le premier regret, c'est de ne pas avoir pu jouer avec toutes nos armes, car nous avions cinq joueurs incertains, et nous en avons fait jouer deux quand même. Le deuxième (l'exclusion de Pat Mesmeur), c'est ce fait de jeu qui, pour moi, nous coûte le match, parce que jusque-là, la Montagne avait le ballon mais ça se résumait à de la passe à dix: nous n'étions que très rarement inquiétés. Si encore nous avions été surclassés ou mis en danger, mais ce n'était pas le cas du tout, et le peu qu'il y avait, notre gardien Yohann Simon s'en sortait très bien. Un carton rouge direct sur une parole, ça pénalise toute l'équipe, car, en plus, on prend le but sur le coup franc qui suit cette action. A 1-0, c'était fini. Le troisième regret, c'est que nous le staff, les dirigeants, nous avons mal préparé ce déplacement. Nous n'avons donné rendez-vous qu'à midi, et je pense maintenant que pour un match de cette intensité-là, une préparation matinale était indispensable. Nous n'avons pas été bons là dessus!»
Plobannalec-Lesconil - Plouvorn (1-0). Il fallait autre chose! Pour sortir de ce piège de Plobannalec, comme avaient réussi à le faire les «anciens», il fallait que les Plouvornéens affichent autre chose que leur statut de pensionnaires de la DH. Ils n'y sont visiblement pas parvenus, car on n'a pas retrouvé le Plouvorn conquérant d'il n'y a pas si longtemps encore... Laurent Kerleroux ne cache pas sa déception: «Nous y allions premièrement pour le club, puisque c'est important d'aller au moins au 6e tour et, deuxièmement, on espérait aussi se rassurer et reprendre des couleurs pour le championnat. Contre une équipe de DSR, on ne se crée que deux occasions, et derrière nous avons été très faibles, si bien et que nous repartons encore avec des inquiétudes. Nous avions pourtant bien préparé ce match, mais en coupe, on sait comment ça se passe: nos adversaires ont joué avec leur valeur, ils ont été très motivés, et, en résumé, c'est celui qui en voulait le plus qui a gagné». Mais ce qui ressort vraiment de cette rencontre, c'est la confirmation de ce qu'on peut observer sur de nombreux stades, à savoir que les générations actuelles n'ont plus les capacités pour se faire violence comme les précédentes: «On essaie de garder un semblant de ce qui a existé dans le passé, mais il n'y a plus vraiment d'équipe à avoir une identité propre, forte, comme il y en avait avant, à Plouvorn, à Santec...», conclut le coach plouvornéen.

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