Un goût d'inachevé

publié le 7 déc. 2014 à 01:42 par Avant-Garde Plouvorn   [ mis à jour le·7 déc. 2014 à 01:42 par Thibault Troadec ]


 Sans avoir jamais donné l'impression de dominer leur sujet, les Nationaux du Poiré-sur-Vie sont sortis sans encombre d'un match qui laissera à Plouvorn une déception légitime. En quittant la pelouse de Guy-de-Réals sous les applaudissements de plus de 2.000 spectateurs, et sous la haie d'honneur des Vendéens, les Plouvornéens avaient l'impression d'avoir exécuté une symphonie inachevée : non pas parce qu'il leur manquait leur chef d'orchestre (Mickaël Quéré aurait peut-être trouvé des solutions dans la surface adverse), non pas parce qu'ils se sont procuré davantage d'occasions dans le jeu, mais surtout parce qu'ils n'ont jamais été poussés dans leurs derniers retranchements. Le Poiré-sur-Vie s'est qualifié sans panache, mais en tablant sur ses atouts qui étaient la taille et le gabarit de ses attaquants et l'impact physique de la plupart de ses joueurs. Fermer le jeu, empêcher Plouvorn de s'exprimer, et tout miser sur la tête de Dikamona, Gbohou, Pinau ou Sarr, voilà les seules recettes qu'avaient trouvées les Nationaux pour tenter de conjurer leurs difficultés chroniques à marquer des buts : ils y sont parvenus sur deux coups de pied arrêtés, et ça leur a suffi. Jamais le bloc plouvornéen n'a été déstabilisé, jamais sa défense n'a été prise à revers, mais ses attaquants ne se sont trouvés que très rarement sans la surface adverse : ah, si la frappe croisée de Bruno Velly à l'heure de jeu ou le lob de Sacha Quéméneur à dix minutes de la fin, avaient trouvé le cadre, tout aurait sans aucun doute été changé. Mais avec ses si... M. P. 

Guy Troadec (entraîneur de Plouvorn) : « Quand on y repensera, ce match nous laissera toujours beaucoup de regrets : on prend deux corners, on savait où ils les mettaient, comment ils les jouaient. L'autre jour à Pontivy, ils en ont mis deux sur trois de la même façon. Ils nous ont fait souffrir davantage que le CA Bastia de l'an passé dans l'impact physique, mais ils n'ont pas eu plus d'occasions : c'est rageant ! »

 Oswald Tanchot (manager général du Poiré) : « En venant à Plouvorn, on ne s'attendait pas à gagner facilement. Nous avons supervisé cette équipe à deux reprises. Nous avons été présents, c'est vrai, sur les coups de pied arrêté, on travaille là-dessus puisque nous avons du mal à scorer dans le jeu. Nos grands gabarits nous ont fait du bien aujourd'hui ».

Source  7 décembre 2014/ M.P.© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/autres-sports/un-gout-d-inacheve-07-12-2014-10452918.php
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